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La beauté de la chicorée est étrange. Elle est à la fois hirsute et grossière, à la fois douce et subtile. Reste que l’intensité du bleu de ses fleurs interpelle. Elle est, à l’instar de nombreuses autres plantes sauvages, une confirmation que celles que certains nomment « mauvaises herbes » sont, en réalité, des pharmacies.
Elle est appelée « yeux de chat », « barbe de capucin » ou « laideron ». Son nom latin, Cichorium intybus, est issu du nom grec de la plante, Kikkorion ou kichoron, lui même repris de l’égyptien ancien. Son nom latin, Cichorium intybus, est issu du nom grec de la plante, Kikkorion ou kichoron, lui même repris de l’égyptien ancien. Elle apparaît dans les tous premiers écrits traitants de médecine, textes remontants à quelques siècles avant notre ère, comme le Papyrus Ebers, un des deux plus anciens documents de médecine ayant été préservés.
La racine de chicorée est bien connue torréfiée puis moulue et bue en guise de café. L’importance de la plante dans l’alimentation est indéniable et remonte probablement aux premiers balbutiements de notre espèce. Racine, feuilles, boutons et fleurs, toutes ses parties se mangent. Racine, feuilles, boutons et fleurs, toutes ses parties se mangent : jeunes feuilles crues en salade ou blanchies dans deux eaux pour casser un peu de l’amertume, puis servies comme légume vert, racine tranchée, poêlée, arrosée d’un filet d’huile ou de crème.
Cette plante céleste est une mine d’or quand à ses propriétés médicinales.
Partie utilisée : racine
La racine de chicorée est utilisée pour son goût amer. Ce goût a pour effet de stimuler globalement la digestion et plus spécifiquement le foie. Elle incite la production de bile et favorise l’évacuation de cette dernière par la vésicule biliaire. La chicorée aidera ainsi de nombreuses affections du foie comme l’insuffisance hépatique et la jaunisse, mais aussi des troubles intestinaux ; constipation légère, flatulences, ballonnements. La chicorée aidera ainsi de nombreuses affections du foie comme l’insuffisance hépatique et la jaunisse, mais aussi des troubles intestinaux ; constipation légère, flatulences, ballonnements.
Au moins une recherche fait état de l’effet protecteur du foie de la chicorée lors de dommages toxicologiques causés par soit des virus, des médicaments ou des produits chimiques. Les chercheurs ont démontré que l’extrait de chicorée augmente la régénération des cellules du foie et diminue l’impact négatif de l’intoxication.
Aux molécules phytochimiques lui conférant son amertume s’ajoute un autre composant primordial ; l’inuline. La racine de chicorée contient 50 à 60 pour cent d’inuline. Il s’agit d’un sucre complexe d’une grande importance médicinale que l’on retrouve dans plusieurs plantes, notamment l’aunée, le pissenlit, la bardane ou le topinambour. L’inuline favorise la croissance des bonnes bactéries intestinales, celles qui maintiennent l’intégrité de la muqueuse et contribuent à la digestion et à l’immunité. L’inuline a aussi un effet anti-inflammatoire et peut contribuer au soulagement de maladies de l’intestin. Étant un sucre complexe, l’inuline est aussi utilisée comme substitut au sucre pour les personnes souffrant de diabète. Elle a, en fait, un effet physique sur la régulation des taux de sucre et de gras dans le sang.
Mode d’utilisation
- Racine : décoction 5 à 10 g de racines sèches par jour
- Teinture : 2 à 5 ml par jour
- Vinaigre : 1 à 2 c. à thé par jour
Commencer par une période d’essais de trois semaines ou consulter votre herboriste pour des troubles spécifiques.
